Écriture

Comment j’ai déjoué mon blocage et écarté des détails

Dans ce souci de perfectionnisme dont beaucoup d’auteurs et d’autrices sont atteints, on peut parfois se retrouver bloquer bêtement dans notre processus créatif et pour de simples détails. Ce qui engendre frustration, énervement, démotivation… Rien qui n’aide à créer !

Photo by Nick Morrison on Unsplash

En l’occurrence, cela vient de m’arriver. A la sortie des corrections éditoriales de Un tartan pour Ehawee, j’avais pour projet d’écrire une petite histoire avec détente et sans enjeu de publication imminente.  Cette intrigue tourne dans ma tête depuis un moment, j’en ai toutes les scènes, le synopsis, les personnages. Et au moment de l’écrire, alors que j’avais tout en main, je me suis posée des questions existentielles, ou si peu… : dans quelle ville se déroulerait l’histoire, quel était les noms de famille de mes personnages, ainsi que les noms de quelques personnages tertiaires…

Cela n’infuençait en rien la trame du roman, absolument pas. Quoiqu’il arrive mes personnages vivraient ce que je leur avais concocté.

Il s’agissait ici de décor, d’enrobage, de touches de couleurs. Et pourtant…

Et pourtant, j’y ai passé des heures … Procrastination inavouée ? Peur de la reprise d’écriture ? Peur devant la nouveauté ? Souci du détail ? Certainement…

Et si j’adore les recherches, je me suis agacée moi-même : l’histoire me tendait les bras et j’hésitais sur l’emplacement d’un lieu dans un rayon de deux cent kilomètres… Fallait-il que je l’invente ? Et comment ? Et si je prenais le nom d’une ville existante ? Tant et tant de questions qui m’entravaient …

Alors, j’ai dit stop. Lorsque je commence à écrire, j’aime être dans un flux , un flow qui m’entraîne du début à la fin de l’histoire. Les points de détail, les couches à rajouter pour mettre plus de relief, je m’en occupe en corrections, cela me convient mieux.

Mais il fallait quand même que je me sorte de mon impasse. Remplacer mes noms de lieux ou de famille par xxxx ou Tartempion perturbait mon rythme d’écriture, m’empêchait de m’immerger.

Célia flaux a ici parlé de comment trouver des noms de personnages. J’opte d’habitude pour ces solutions mais là il me fallait juste une recours de derniers secours, rapide, efficace et sans conséquences.

Photo byPhoto by Glenn Carstens-Peters on Unsplash

Ma méthode fut pour le coup originale et rejoint l’anecdote. Je regardais à ce moment-là une série géniale mais totalement aux antipodes de mon histoire. Il s’agit d’Hippocrate, une série hospitalière à la française qui suit la vie de 4 internes. Les intrigues y sont très fortes et empreintes d’un réalisme bluffant, terriblement proches de nous.

Bref, ils me tournaient dans la tête : Alyson, Arben, Chloé, Hugo. J’avais besoin de noms anglophones. J’ai franchi le pas sur un coup de tête et j’ai transformé ces prénoms. Ce n’est peut-être pas l’idéal, peut les changerais-je tous aux corrections si je les trouve bancals. Mais le blocage est levé, je n’ai plus d’excuse pour ne pas écrire ( 10 000 mots déjà !). Je peux reprendre mon flux créatif et sans nouvelle excuse …

Toute cette petite anecdote et réflexion pour vous encourager à dépasser vos obstacles même de la manière la plus tordue qui vous passe par la tête. Le principal est de reprendre votre projet, de ne pas l’abandonner pour des détails qui se corrigent et se peaufinent plus tard dans le processus.

En résumé : écrivez, créez, pour le reste vous avez toute votre vie !

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